25 février 2018

Azur existera t-elle encore en 2019 au Congo ?

Par okibata

L’opérateur telecom Azur Congo a subit de sérieuses déconvenues l’année passée. Selon le dernier rapport de l’Arpce, l’autorité de régulation des télecoms au pays des diables rouges, le nombre de ses abonnés a regressé de 50,75 %, passant de 331 mille en fin 2016 à 163 mille abonnés en décembre 2017. Sa meilleure année a donc été 2014, où la société de Jean Bruno Obambi avait atteint 363 mille abonnés représentant 8 % de part de marché. Aujourd’hui, elle ne pèse plus que 3,2 %, moins que son niveau de 2011 qui était de 4 %. Cela se ressent naturellement sur ses revenus, qui ont été estimés à 715 millions de FCFA au dernier trimestre, contre 17 milliards de FCFA pour Airtel et 21 milliards pour Mtn.

« Azur est la première à lancer au Congo un forfait mensuel d’appels illimités »

Entretenir une entreprise de telephonie mobile coute cher, notamment en terme de licences, d’infrastructures télécoms et de publicité. Si en 2011, des revenus en centaines de millions pouvaient être acceptés parce que prévus dans le business plan d’une activité naissante, sa persistance 6 ans après doit être amer pour l’investisseur. L’ancienne filiale du groupe Bin Laden est à la peine, certains contractuels sous couvert d’anonymat se plaignent parfois de retard de salaires.

Il faut lui reconnaître des efforts réalisés pour capter les clients, notamment avec la communication et des minutes d’appels à gogo. Azur est la première à lancer au Congo un forfait mensuel d’appels illimités (uniquement vers son réseau à 163 mille abonnés hélas). A l’allure où vont les choses, avec ses 2 concurrents de taille que sont Airtel et Mtn, elle n’aura aucune ouverture à exploiter à moins d’investir d’importants moyens financiers. Ce qui nécessitera selon certains spécialistes l’entrée dans le capital d’un puissant actionnaire. C’est là tout le mal qu’on lui souhaite en pensant à tous ces emplois qui sont en jeu.

R M